UNSA SAFRANSyndicat groupe autonome Safran

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Quelles suites à l'annonce faite par Safran et Airbus Group de la création de la coentreprise européenne des lanceurs spatiaux ?

UNSA SAFRAN le 2014-09-30
   
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    Le 16 juin 2014, nous avons eu l'annonce surprise de la décision prise par Safran et Airbus Group de la création d'une coentreprise européenne des lanceurs spatiaux, c'était, le POURQUOI de cette décision. Aujourd'hui se précisent : le QUOI, que fait-on et le COMMENT le fait-on, puis viendront, le QUI fait quoi et le OÙ, en quels lieux le fait-on. Espérons que nous n'aurons pas à avoir à comptabiliser le COMBIEN des suppressions de postes et d'emplois ! Tous ces points avaient été aussitôt identifiés et exposés dans notre premier article sur le sujet par le syndicat groupe autonome « UNSA SAFRAN ».     

    L'annonce faite le 16 juin 2014 par Airbus Group et Safran de la création ensemble d'une joint-venture européenne des lanceurs spatiaux se révèle être un feuilleton avec des épisodes ; d'un côté, voire en parallèle, ceux « des politiques » qui prennent des « décisions politiques » et de l'autre « des maitres d'œuvre » qui mettent en musique les décisions prises par ces politiques.
    
    Sur ce dossier relatif à l'évolution du Lanceur « Ariane 5 » vers une « Ariane 6 » aucune décision n'est aujourd'hui formellement prise. Tout est encore mouvant.
    
   Côté « des politiques »    
    
    Mardi 23 septembre 2014 à Zurich, en Suisse, des ministres européens concernés par le lanceur Ariane ont eu une réunion informelle, au cours de laquelle ils ont eu à examiner une nouvelle proposition élaborée conjointement par l'ESA, les Agences nationales de l'Espace et les industriels (Airbus, Safran,…) prévoyant une Ariane 6 déclinable en deux versions (deux ou quatre boosters) pour s'adapter aux besoins de ses différents clients (privés et institutionnels). Alors que dès juillet 2013, on pensait que le débat était déjà clos sur la configuration retenue d'une Ariane 6 « Multi P en ligne » (multipropulseur) hauteur 50,6 mètres et constituée de trois étages.
    
    Qui nous dit que lors de la réunion des ministres de l'ESA du 2 décembre 2014 à Luxembourg pour étudier le scénario d'une Ariane 6 dès 2020, restera dans la continuité de celle du mardi 23 septembre à Zurich ? Sachant que le scénario d'une version intermédiaire dite Ariane 5-ME a toujours les faveurs de l'Allemagne.
    
    Ainsi, c'est seulement à l'issue de la réunion de Conseil ministériel du 2 décembre 2014, qui sera précédée d'une nouvelle réunion informelle des ministres européens concernés par le lanceur Ariane, que nous aurons une décision plus formelle sur le QUOI et le COMMENT de la création de la coentreprise européenne des lanceurs spatiaux.
    
   Côté des Maitres d'œuvre industriels, Safran et Airbus
    
    Du côté des industriels, maitres d'œuvre, les choses avancent conformément à la législation en vigueur. Chacun des deux groupes a réuni son Comité central d'entreprise dans le cadre de la procédure Information/Consultation/Avis.
    
    Pendant ce temps, dans le cadre de l'annonce de la création de la joint-venture à 50/50, Airbus Group et Safran avaient décidé fin juillet de nommer au sein de la future société, Alain Charmeau, d'Airbus Groupe au poste de Président exécutif (CEO) et Marc Ventre, de Safran à celui de Président du Conseil d'Administration.
    
    Sur les aspects cadre juridique et social, comme nous l'indiquions déjà dans notre premier article sur le sujet, Heracles et Snecma Vernon, coté Safran et Airbus Defence and Space, coté Airbus Group apporteront à cette joint-venture leurs programmes de lanceurs civils regroupant :
    
    • Les contrats de recherche, de développement et de production,
    • Les personnels associés à ces actifs,
    • Les moyens nécessaires au management des programmes 
    
    Les personnels concernés issus du groupe Safran et d'Airbus Group, travaillant au profit de la joint-venture, se verraient garantis :
    
    • Leurs conditions contractuelles actuelles,
    • Le bénéfice d'avantages collectifs tels que pratiqués dans leur société d'origine et ce, pour une durée de 24 mois à compter du démarrage opérationnel de la joint-venture et tant qu'un statut collectif ne sera pas mis en œuvre dans la nouvelle société,
    • Un retour au sein de la société d'origine en cas de non-poursuite de la joint-venture programmes.
    
    Quant à la suite de la procédure Information/Consultation/Avis, elle se poursuit. Deux réunions sont encore programmées pour les 2 et 17 octobre 2014, avec le recueil des avis des deux Comité centraux d'entreprise, celui de Safran et celui d'Airbus Defence and Space.
    
    Ainsi, dans le cas où le projet de joint-venture arriverait à son terme de réalisation, les actifs industriels et leurs personnels associés ainsi que des participations seront apportés par Safran et Airbus Group à la société commune dont, à l'heure actuelle, nous ne connaissons pas le nom.
    
    La constitution opérationnelle de la coentreprise européenne des lanceurs spatiaux devrait intervenir au plus tard le 1er décembre 2014, avant la conférence interministérielle qui réunira les ministres des Etats européens membres afin d'être en mesure de présenter une organisation et un programme complet « Ariane 6 » finalisé pour la fin d'année. Si une telle décision est prise, cela amènerait à un premier vol en 2020.
    
    Le syndicat groupe autonome  « UNSA SAFRAN » reviendra aussi souvent que nécessaire sur ce dossier compte tenu de l'analyse que nous en avions faite dès son lancement dans notre premier article. Cette analyse nous conduit à être attentifs et vigilants.

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